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Environnement politique et institutionnel:
Indicateurs clés

 

 

1. Environnement politique

1.1: Indicateur général  
1.2: Indicateurs détaillés
1.3: Niveau de démocratie
1.4: Carte interactive des conflits en Afrique 

1.5: Risque politique et sécuritaire (ControlRisks) 

2. Environnement institutionnel

2.1: Indicateur général
2.2: Poids des réglementations publiques (évolution) 
2.3: Transparence des politiques publiques  (évolution)
2.4: Indice de perception de la corruption

2.5: Pression fiscale

2.6: Normes de supervision du secteur financier 

2.7: Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique

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1. Environnement politique

1.1: Indicateur global d’environnement politique (source: Observatoire Europe-Afrique 2030)

Les perspectives d’évolution de l’environnement politique à court/moyen-terme sont  favorables en Afrique australe (Afrique du sud, Namibie, Maurice) ainsi qu’au Ghana et en Tunisie. Elles sont défavorables dans 6 des 15 pays analysés.

Dans les 5 pays “comparateurs” analysés, les perspectives d’évolution de l’environnement politique sont contrastées, avec une amélioration notable de l’Inde par rapport à l’année précédente.

Sources: Compilation des sources suivantes par l’Observatoire Europe-Afrique 2030: Credendo Group pour la stabilité politique à court et moyen/long-terme; Economist Intelligence Unit pour le niveau de démocratie.

Date de dernière mise à jour des cartes: Janvier 2019.

Echelle de notation couleurs

 



1.2: Composantes de l’indicateur global

Maurice et l’Afrique du sud atteignent des scores satisfaisants sur les trois critères d’environnement politique analysés (ainsi que l’Inde, la Pologne et la Serbie dans les  pays  “concurrents”). A contrario, les perspectives sont extrêmement mauvaises en Ethiopie et au Nigéria.

Sources: Credendo Group; Economist Intelligence Unit

Date de dernière mise à jour du tableau:  Janvier 2019

Echelle de notation couleurs

 

 

 

 

1.3: Niveau de démocratie (évolution 2014-2018)

Le niveau de démocratie est notoirement insuffisant dans 6 des 15 pays africains couverts par l’Observatoire. Au cours de la période 2014-2018, il s’est amélioré au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Egypte, au Ghana, au Maroc, au Nigéria et en Tunisie. A contrario, la situation s’est nettement dégradée en Afrique du sud, en Algérie et en Ethiopie. La Chine et le Vietnam affichent des scores inférieurs aux 15 pays africains couverts par l’Observatoire. L’Inde, la Pologne et la Serbie sont en fort recul.

 

Source: Economist Intelligence Unit

Date de dernière mise à jour du graphique:  Janvier 2019

Echelle de notation couleurs

 

 

1.4: Carte des conflits en Afrique (ACLED)

En 2018, les 15 pays couverts par l’Observatoire ont été touchés à des degrés très divers par les conflits. Seule l’Afrique australe a été épargnée par les conflits militaires.

 

Source: ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project).

Date de dernière mise à jour de la carte:  Mai 2019

 

Accès à la carte interactive des conflits politiques et militaires en Afrique

 

1.5: Risque politique et sécuritaire (Control Risks)

Parmi les 15 pays étudiés, seuls le Maroc, l’Ethiopie, le Sénégal, le Ghana, le Bénin et la Namibie échappent aux risques de conflits majeurs.

 

Source: Control Risks

Date de dernière mise à jour de la carte:  Mai 2019

 

2. Environnement institutionnel

2.1: Indicateur général “Qualité de l’environnement institutionnel”

L’environnement institutionnel est défavorable dans les 15 pays analysés, à l’exception du Maroc, du Ghana, de Maurice et de la Namibie. La situation s’est globalement dégradée par rapport à l’année précédente.

 

La qualité de l’environnement institutionnel est également très moyenne dans les pays “comparateurs”.

 

Source: World Economic Forum (indicateur “Institutions” – “Pillar 1”).

Date de dernière mise à jour des cartes: Octobre 2018.

Echelle de notation couleurs

 

2.2: Poids des réglementations publiques

La Côte d’Ivoire, le Kenya et la Namibie ont allégé le poids de leurs réglementations publiques. Le Kenya bénéficie d’une meilleure visibilité vis-à-vis des investisseurs (Companies Act, Business Registration Service Act, Insolvency Act et Finance Act and Special Economic Zones). Inversement, l’Afrique du sud, le Nigéria et la Tunisie sont pénalisés par de fortes lourdeurs réglementaires. Dans 14 des 15 pays d’Afrique couverts par l’Observatoire, le poids des réglementations publiques est plus élevé qu’en Chine et en Inde.

Source: World Economic Forum

Date de dernière mise à jour du graphique: Mai 2019

Nota: Pour certains pays comme la Chine, l’indice “couleur” s’est dégradé en 2017 malgré une augmentation de la valeur de l’indice. Cela s’explique par le fait que la valeur moyenne de l’indice mondial, qui sert de référence de notation,  a augmenté entre 2016 et 2017.

Echelle de notation couleurs

Lien vers la totalité des données du World Economic Forum 

 

2.3: Transparence des politiques publiques

La Côte d’Ivoire, le Kenya, le Maroc, l’Afrique du sud, Maurice et la Namibie sont les pays où la transparence des politiques publiques est la meilleure, atteignant le même niveau que la Chine et l’Inde. Le manque de transparence est particulièrement pénalisant en Algérie, au Bénin et en Egypte.

 

Source: World Economic Forum

Date de dernière mise à jour du graphique: Mai 2019

Echelle de notation couleurs

Lien vers la totalité des données du World Economic Forum 

 

2.4: Indice de perception de la corruption

Au cours de la période 2014-2018, le niveau de corruption perçu s’est dégradé dans 6 des 15 pays africains analysés: Afrique du sud, Algérie, Cameroun, Egypte, Ghana, Maurice. Pour l’année 2018, Transparency international présente un tableau très sombre pour l’Afrique – “seuls huit pays sur 49 enregistrent plus de 43 sur 100 de l’indice. Malgré les engagements pris par les dirigeants africains en déclarant que 2018 est l’Année africaine de la lutte contre la corruption, cela ne s’est pas encore traduit par des progrès concrets. Avec une note moyenne de seulement 32, l’Afrique subsaharienne est la région la moins performante de l’indice”.

Source: Transparency International

Note: Plus le niveau de corruption perçu est élevé, plus la valeur de l’indice est faible.

Date de dernière mise à jour du graphique: Juin 2019

 

2.5: Pression fiscale

L’Afrique demeure la région où la pression fiscale est globalement la plus élevée, à l’exception de l’Amérique du sud. Le taux global d’imposition continue à croître en raison de la mise en œuvre de taux d’imposition minimum et de l’augmentation des charges de sécurité sociale. Les disparités sont fortes selon les pays: En Afrique du sud, en Namibie et à Maurice le niveau total des taxes est inférieur à 30%, tandis qu’en Algérie et en  Tunisie il dépasse 60%. Par comparaison, la pression fiscale en Chine atteint 68%.

 

Source: Rapport “Paying taxes 2018” – World Bank Group / PWC

Date de dernière mise à jour du graphique:  Mai 2019

2.6: Normes de supervision du secteur financier (Afrique sub-saharienne)

Les principaux indicateurs de solidité financière sont en hausse par rapport à la décennie précédente. Les progrès relatifs aux normes prudentielles et à la mise en oeuvre des systèmes de garantie des dépôts sont très variables selon les pays d’Afrique sub-saharienne. La plupart ont déjà adopté des normes d’information internationales ou envisagent de le faire à brève échéance. À ce jour, en revanche, parmi les 15 pays couverts par l’Observatoire, seuls un pays (le Nigéria) et une union monétaire (CEMAC) ont mis en place des systèmes de garantie des dépôts. Les normes de Bâle II n’ont été mises en oeuvre qu’en Afrique du Sud et à Maurice.

Afrique sub-saharienne: normes de supervision du secteur financier

Tableau normes supervision secteur financier_FMI

Sources: 1/Texte: FMI; 2/Tableau: Enoch, Mathieu et Mecagni (2015); Mecagni, Marchettini et Maino (2015) – (citée par le FMI).

Note 1: Normes de fonds propres: L’Institut pour la stabilité financière effectue une enquête sur l’état d’avancement de l’application des normes de Bâle II, Bâle 2.5 et Bâle III dans les pays ne relevant pas du Comité de Bâle ou de l’Union européenne, et publie les résultats tels quels. Cette colonne se réfère à Bâle II pour les questions concernant le pilier 1 (traitement normalisé du risque de crédit, référence à des indicateurs de base et traitement normalisé du risque opérationnel), le pilier 2 et le pilier 3.

Note 2: Classification des actifs: Cette colonne indique le seuil en «nombre de jours en situation d’arriérés» au-delà duquel les prêts sont classés comme prêts improductifs.

Date de dernière mise à jour du tableau: 30/08/2016.

 

2.7: Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique

L’indice de gouvernance est particulièrement satisfaisant à Maurice. Il atteint également un bon scores en Afrique du sud, au Ghana, en Namibie, au Sénégal et en Tunisie. Le Cameroun, l’Egypte, l’Ethiopie et le Nigéria affichent des scores médiocres. Toutefois, la situation a tendance à se dégrader en Afrique du sud et en Tunisie.

 

Source: Mo-Ibrahim Foundation.

Date de dernière mise à jour du graphique: Novembre 2018

L’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) est un outil de mesure et de suivi des performances en matière de gouvernance dans les pays africains. Les composantes clés qui constituent les quatre catégories de l’IIAG sont les suivantes : Sécurité et État de droit, Participation et Droits humains, Développement économique durable et Développement humain.




 

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