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 Environnement macroéconomique

(Indicateurs clés)

 

1a- Indicateur global d’environnement macroéconomique (Observatoire Europe-Afrique 2030)  
1b- Environnement macroéconomique (Forum Economique Mondial)
1c- Taille du marché (Forum Economique Mondial) 
2- Taxonomie de la croissance économique en Afrique subsaharienne (Banque Mondiale)
3- Indicateurs macroéconomiques de l’année en cours (BAfD, Coface)     
4- Prévisions à l’horizon 2024: PIB, PIB au taux de change PPA, inflation, balance courante (FMI)    
5a- Environnement des affaires (World Economic Forum, Coface; CIAN) 

5b- Efficacité du système financier (Forum Economique Mondial) 
 6- Exportations par catégories de produits (World Economic Forum)   
7- Indice de compétitivité industrielle (UNIDO)    
8- Indice de compétivité manufacturière (Deloitte) 
9- Coûts invisibles (Banque Mondiale)  
10- Niveau de performance des places financières africaines (index GFCI)  

11- Risque de crédit / Notation de la dette (Fitch, Moody’s, Standard and Poor’s) 

 

1a- Indicateur global “Environnement macroéconomique” (Observatoire Europe-Afrique 2030)

L’indicateur composite “Environnement économique” n’atteint un niveau satisfaisant dans aucun des 15 pays couverts par l’Observatoire. L’environnement économique est particulièrement dégradé en Algérie, en Egypte, au Nigéria et au Ghana.

Source: Compilation de plusieurs sources par l’Observatoire Europe-Afrique 2030 » (Banque Africaine de Développement, COFACE).

Note: L’indicateur composite “Environnement économique” intègre les critères “Croissance du PIB”, “Inflation”, “Solde budgétaire”, “Balance commerciale” et “Risque économique”.

Date de dernière mise à jour de la carte: Mars 2019.

Echelle de notation couleurs

 

Extraits du rapport “Perspectives économiques en Afrique – 2020” – Banque Africaine de Développement 

 

1b- Environnement macroéconomique

La qualité de l’environnement macroéconomique des 15 pays africains couverts par l’Observatoire est fortement contrastée. L’Afrique du sud, le Maroc et Maurice atteignent des scores très satisfaisants, à la hauteur des meilleurs pays comparateurs. Le Bénin, le Cameroun et la Côte d’Ivoire sont également dans une position favorable. A contrario, la qualité médiocre de l’environnement macroéconomique en Angola et en Egypte  est particulièrement pénalisante pour les investisseurs.

Source: Forum Economique Mondial.

Date de dernière mise à jour du graphique: Mai 2020

Note: Le pays affichant le meilleur score au niveau mondial est la Corée du sud (score: 92,8)

1c- Taille du marché

Cinq marchés représentent les plus gros enjeux en valeur: Afrique du sud, Algérie, Egypte, Maroc et Nigéria. 

Source: Forum Economique Mondial.

Date de dernière mise à jour du graphique: Juin 2020

Note 1: Le pays affichant le meilleur score au niveau mondial est la Chine (score: 100)

Note 2:  Le 10ème “Pilier de compétitivité”, intitulé “Taille du marché” est élaboré par le Forum Economique Mondial à partir des indicateurs suivants: “Gross domestic product” et “Imports of goods and services”.

 

2- Taxonomie de la croissance économique en Afrique subsaharienne (Banque Mondiale)

Les vents contraires extérieurs dus à la progression du commerce mondial et à l’incertitude des politiques – ainsi qu’à la mauvaise gestion économique – ont fait des ravages dans les pays d’Afrique subsaharienne au cours de la période 2015-2019, mettant ainsi à l’épreuve le degré de résilience de la croissance dans l’ensemble de la région. Par rapport à la taxonomie rapportée dans l’édition d’avril 2019 d’Africa’s Pulse, l’Ouganda est passé de la position intermédiaire à la position bien établie. La Guinée-Bissau et le Mali ont été déclassés de la position de progression à la position intermédiaire, São Tomé e Príncipe et le Soudan sont passés de la position intermédiaire à une situation de recul, tandis que l’Afrique du Sud est passée de la situation de recul à une décroissance.

Source: Africa’s Pulse Report – Octobre 2019 – Volume 20 – Banque Mondiale.

Source : Indicateurs du développement dans le monde, Banque mondiale.

Date de dernière mise à jour du graphique: Octobre 2019

Remarque : La taxonomie de la croissance compare le taux annuel moyen de croissance du PIB entre les périodes 1995-2008 et 2015-2019 à des seuils prédéfinis. Ces seuils correspondent aux 33e et 67e percentiles du taux de croissance annuel moyen de 44 pays d’Afrique subsaharienne au cours de la période 1995-2008, soit respectivement 3,5 et 5,4 %. Une fois les seuils établis, la taxonomie classe la performance de croissance en cinq groupes : a) distancés, b) en recul, (c) coincés au milieu, d) en progression et e) établis.

3- Indicateurs macroéconomiques de l’année en cours

En 2018, la croissance du PIB global des pays africains s’est tassée. L’Afrique du sud, l’Algérie, la Namibie, le Nigéria et la Tunisie n’atteignent pas 3%. La Côte d’Ivoire et l’Ethiopie dépassent 7%.

  • L’inflation s’échelonnait entre +1,2% (Cameroun) et +21% (Egypte).
  • Les balances courantes étaient toutes déficitaires.
  • Le risque économique est évalué “moyen” ou “élevé” par la Coface dans tous les pays.

Sources: Banque Africaine de Développement, Coface.

Echelle de notation du critère “Risque économique pays” (7 niveaux): A1 (risque très faible), A2, A3, A4, B, C, D (risque extrême).

Date de dernière mise à jour du tableau: Mars 2019.

 

4- Prévisions économiques (FMI)

Résumé des “Perspectives économiques régionales – Afrique subsaharienne – Avril 2020″.

L’Afrique subsaharienne est confrontée à une crise sanitaire et économique sans précédent, qui menace de faire trébucher la région et d’inverser les progrès constatés ces dernières années sur le front du développement. En outre, par le lourd tribut humain qu’elle prélève, le bouleversement des moyens d’existence qu’elle entraîne et les dommages qu’elle cause aux entreprises et aux bilans publics, cette crise pourrait assombrir les perspectives de croissance de la région dans les prochaines années. Aucun pays ne sera épargné.  La rapide propagation du virus, si elle n’est pas maîtrisée, risque de submerger des systèmes de santé qui sont déjà fragiles. Le nombre de cas confirmés de COVID-19 en Afrique subsaharienne est en augmentation rapide. Au 9 avril, plus de 6 200 cas étaient confirmés dans 43 pays de la région, l’Afrique du Sud, le Cameroun et le Burkina Faso étant les plus touchés. Comme dans le reste du monde, la crise sanitaire a précipité une crise économique dans la région résultant de trois chocs de taille sur l’activité économique :

  • les strictes mesures d’endiguement et d’atténuation que les pays ont dû prendre pour limiter la propagation de la COVID-19 perturberont la production et réduiront nettement la demande ;
  • l’effondrement de la croissance économique mondiale et le resserrement des conditions financières ont de fortes retombées sur la région. Ces effets vont être aggravés par la brusque baisse des cours des produits de base, notamment du pétrole, qui accentue les difficultés dans certains des plus grands pays de la région, riches en ressources naturelles. En conséquence, une contraction de 1,6 % de l’économie régionale est anticipée cette année — le pire résultat jamais enregistré, et une révision à la baisse de 5,2 points de pourcentage par rapport à nos prévisions d’octobre 2019. Les économies moins diversifiées seront les plus gravement touchées, y compris sous l’effet de la baisse des cours des produits de base et des mesures d’endiguement. Parmi les pays pauvres en ressources naturelles, ceux qui dépendent du tourisme devraient connaître une forte contraction en raison des nombreuses restrictions des déplacements, tandis que les pays émergents et pré-émergents subiront les conséquences de sorties de capitaux massives et du resserrement des conditions financières.

Les chocs violents compliqueront la situation sociale et aggraveront les facteurs de vulnérabilité économique déjà présents. Les mesures que les pays ont dû prendre pour faire respecter la distanciation sociale vont immanquablement mettre en péril les moyens d’existence d’innombrables personnes vulnérables. Le filet de sécurité sociale étant restreint, les personnes souffriront. En outre, la pandémie atteint les rivages du continent à un moment où la plupart des pays manquent d’espace budgétaire pour absorber un tel choc, ce qui complique la riposte des pouvoirs publics.

 

5a- Environnement des affaires

Maurice est le seul des 15 pays étudiés où l’environnement des affaires est aussi porteur que dans les grands pays industrialisés. Le Maroc atteint également un bon score. A l’opposé, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Cameroun sont pénalisés par un environnement des affaires très défavorable. L’Afrique du sud et le Cameroun rétrogradent d’un niveau par rapport à l’année 2015.

carte-indice-composite-environnement-affaires

Sources: World Economic Forum, Coface; Conseil français des investisseurs en Afrique

Date de dernière mise à jour de la carte:  Janvier 2017

Accès au tableau des données quantitatives:    Excel Environnement des Affaires 240117 

Echelle de notation couleurs

 

 

 

5b- Efficacité du système financier

L’Afrique du sud et Maurice se démarquent des 13 autres pays africains analysés par la qualité de leurs systèmes financiers respectifs.

Source: Global Competitiveness Report 2019 – Forum Economique Mondial.

Date de dernière mise à jour du graphique: Juin 2020

Note 1: Le pays le mieux noté au plan mondial est Hong-Kong (score: 91,4).

Note 2: Les principaux critères pris en compte par le Forum Economique Mondial pour l’élaboration du Pilier n°9 “Système financier” sont les suivants:  Domestic credit to private sector; Financing of SMEs; Venture capital availability; Market capitalization; Insurance premium;   Soundness of bank; Non-performing loans; Credit gap; Banks’ regulatory capital ratio.

6- Exportations par catégories de produits (World Economic Forum)

Parmi les 15 pays étudiés, la part des produits manufacturés dans les exportations varie entre 2% (Algérie, Seychelles) et 57% (Tunisie). Les seuls pays ayant une répartition équilibrée entre produits agricoles, produits manufacturés et services sont l’Afrique du sud,  le Maroc, la Namibie, le Sénégal et la Tunisie.

Tableau ventilation pays par activites

Source: World Economic Forum (Authors’ calculations, based on data from the World Trade Organization’s Statistical Database, Time Series on Merchandise and Commercial Services 2000–2011).

7- Indice de compétitivité industrielle (UNIDO)

On observe un important écart de compétitivité industrielle entre l’Afrique subsaharienne et les autres régions. A l’exception des pays les plus performants, l’Afrique du Sud, (le Swaziland), (le Botswana) et Maurice, les pays d’Afrique subsaharienne se situent dans les quintiles inférieurs de l’indice CIP. De plus, la majorité des pays les moins développés (14 sur 22 dans l’indice CIP) se trouvent en Afrique subsaharienne et, à l’exception du Sénégal, se situent dans le quintile le plus bas de l’indice CIP. Nombre de ces pays ont subi un processus de désindustrialisation depuis 1990.

Echelle de notation couleurs

Source: UNIDO – Competitive Industrial Performance Report 2018.

Date de dernière mise à jour du graphique: Juin 2019.

Note: L’indice CIP 2018 évalue et compare la compétitivité industrielle de 150 pays. Il indique si le secteur manufacturier d’un pays contribue à son développement. L’indice CIP mesure le degré de succès des industries d’un pays dans la production et la vente de leurs produits sur les marchés intérieur et extérieur et, partant, leur contribution aux changements structurels et au développement. L’indice CIP couvre trois dimensions principales: i) la capacité de produire et d’exporter des produits manufacturés, ii) l’approfondissement et la modernisation technologiques, et iii) l’impact mondial. Plus les scores sont élevés dans l’une des trois dimensions, plus la compétitivité industrielle du pays et son indice CIP sont élevés.

 

Le graphique ci-dessous reprend les mêmes données que le précédent, mais se focalise sur les 15 pays africains, permettant ainsi de mieux visualiser les contrastes entre pays.

Source: UNIDO – Competitive Industrial Performance Report 2018.

Date de dernière mise à jour du graphique: Juin 2019.

 

 

 

 

8- Indice de compétitivité manufacturière

L’Afrique du sud et l’Egypte se trouvent aux 24e et 36e rang dans la liste des 38 pays étudiés dans le cadre de l’indice de compétitivité manufacturière (Deloitte).  Ils devraient passer respectivement aux 25e et 35e rang à l’horizon des 5 prochaines années.

 

Source: Deloitte

 

9- Coûts invisibles

9.1 Indicateur global des coûts invisibles (Observatoire Europe-Afrique 2030, à partir d’indicateurs du World Economic Forum)

Toute entreprise est soumise à trois types de coûts :

  • Les coûts directs liés au processus de production (travail, intrants physiques, capital, énergie).
  • Les coûts indirects liés à la logistique, à la mise sur le marché et au respect des réglementations.
  • Les coûts invisibles, correspondant aux pertes subies par l’entreprise du fait de la mauvaise qualité de l’environnement des affaires.
  • Sur les 15 pays d’Afrique couverts par l’Observatoire, l’Afrique du sud, le Maroc et Maurice sont les seuls où les coûts invisibles demeurent à un niveau raisonnable, du même ordre qu’en Chine et en Inde.
  • Dans tous les autres pays, les coûts invisibles sont anormalement élevés. Ils sont particulièrement pénalisants en Angola.

Lien vers l’etude de cas couts invisibles_080816

 

Note: Les sept critères constitutifs de l’indicateur sont les suivants: 1.01 (Crime organisé); 1.13 (Degré de corruption); 2.02 (Qualité des infrastructures routières); 2.09 (Accès à l’électricité); 7.07 (Efficacité des formalités aux frontières); 9.01 (Facilités de crédit au secteur privé); 11.1 (Coût de création d’une activité).

Source: Observatoire Europe-Afrique 2030. Données obtenues par compilation des indicateurs du rapport “The Global Competitiveness Report” – 2019 – World Economic Forum.

Date de dernière mise à jour du tableau:  Mai 2020

Echelle de notation couleurs

 

9.2 Coût économique du terrorisme

En règle générale, le terrorisme freine les échanges et l’investissement et provoque un renchérissement des coûts de la pratique des affaires dans les pays touchés. Le coût économique du terrorisme s’est notamment accru au Nigéria depuis 2011 et il y dépasse désormais la moyenne de l’Afrique subsaharienne et des pays à faible revenu. Il a également augmenté au Cameroun au cours des cinq dernières années. Le terrorisme porte également atteinte aux recettes, aux dépenses, au tourisme et à l’investissement direct étranger.

Indice du coût économique du terrorisme (2006-2015)

Graphique impact economique terrorisme_Forum Eco Mondial

Source: Forum économique Mondial

 

 

10- Niveau de performance des places financières africaines (index GFCI)

Trois villes africaines font partie de la liste des 87 places financières les plus performantes au plan mondial. A l’exception de Casablanca, leur niveau de performance a toutefois tendance à se dégrader.

Positionnement des places africaines dans le classement GFCI

des 87 places financières les plus performantes au plan mondial

Classement GFCI 20 (rang 2016) Classement GFCI 19 (rang 2015)
Casablanca 30 33
Johannesburg 59 51
Mauritius 79 73

Source: “The Global Financial Centres Index” – Septembre 2016 – Z/Yen Group (London) / China Development Institute (Shenzhen).

 

11- Risque de crédit / Notation de la dette (Fitch, Moody’s, Standard and Poor’s)

Les pays africains les mieux “notés” sont l’Afrique du sud, le Maroc et Maurice. Tous les autres pays présentent un risque élevé sur le remboursement de leur dette. 

 

Source: Trading Economics.

Date de dernière mise à jour du tableau: Avril 2020.

Note: La grille de couleurs utilisée pour le tableau ci-dessus est basée sur l’indice “The Trading Economics credit rating (TE Rating)” sur une échelle de 0 (risque très élevé) à 100 (pas de risque). La correspondance entre les barèmes des agences de notation et le “TE rating” est indiquée dans le tableau suivant.



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