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 Environnement économique

Indicateurs clés

 

1- Environnement économique: Indicateur composite   
2.1- Indicateurs macroéconomiques détaillés (situation actuelle)   
2.2- Prévisions à moyen-terme du FMI (2023): PIB, PIB au taux de change PPA, inflation, balance courante    
3- Environnement des affaires   
4- Revenu moyen par habitant(prévision à 2030)   
5- Exportations par catégories de produits   
6- Indice de compétitivité industrielle    
7- Indice de compétitivité manufacturière   
8- Coûts invisibles  
9- Pays qui attirent le plus les investissements directs étrangers  
10- Secteurs qui attirent le plus les investissements étrangers  
11- Niveau de performance des places financières africaines (index GFCI)  

12- Risque de crédit / Notation de la dette (Fitch, Moody’s, Standard and Poor’s) 

 

1- Indicateur composite “Environnement économique”

L’indicateur composite “Environnement économique” n’atteint un niveau satisfaisant dans aucun des 15 pays couverts par l’Observatoire. L’environnement économique est particulièrement dégradé en Algérie et en Egypte. L’analyse des indicateurs chiffrés montre que la Côte d’Ivoire, le Maroc, Maurice et le Sénégal sont les pays qui atteignent les meilleurs scores.

Selon la Banque africaine de développement: “En 2016, la croissance du PIB en volume des pays africains a marqué le pas à 2,2 %, pénalisée surtout par le repli continu des cours des produits de base et la morosité de la conjoncture internationale. Avec une progression du PIB en volume de 5,3 %, l’Afrique de l’Est fait la course en tête, devant l’Afrique du Nord à  3 %. Ailleurs sur le continent, la croissance a été anémique: au plus bas en Afrique de l’Ouest (0,4 %), sous l’effet de la récession qui frappe le Nigéria, elle ressort à 1,1 % en Afrique australe, la locomotive régionale qu’est l’Afrique du Sud affichant un faible 0,3 %”.

Source: Compilation de plusieurs sources par l’Observatoire Europe-Afrique 2020 » (Banque Africaine de Développement, COFACE).

Note: L’indicateur composite “Environnement économique” intègre les critères “Croissance du PIB”, “Inflation”, “Solde budgétaire”, “Balance commerciale” et “Risque économique”.

Date de dernière mise à jour de la carte: Mai 2017.

Echelle de notation couleurs

 

2- Indicateurs macroéconomiques détaillés

2.1- Situation actuelle (comparaison multisources)

En 2016 :

  • La croissance du PIB est restée soutenue (au delà de 5%)  dans tous les pays, sauf au Nigéria. Elle a atteint 8,4% en Côte d’Ivoire et 8% en Ethiopie.
  • L’inflation s’échelonnait entre +0,2% (Bénin et +17% (Ghana).
  • Les balances commerciales étaient toutes déficitaires.
  • Le risque économique est évalué “moyen” ou “élevé” par la Coface dans tous les pays à l’exception de Maurice.

 

Sources: Banque Africaine de Développement, Coface.

Echelle de notation du critère “Risque économique pays” (7 niveaux): A1 (risque très faible), A2, A3, A4, B, C, D (risque extrême).

Date de dernière mise à jour du tableau: Janvier 2018.

Données chiffrées détaillées (tableau Excel):   Excel_indicateur composite_ee   

 



 

2.2- Prévisions à moyen-terme du FMI (horizon 2021)

Source: Fonds Monétaire International – “ Perspectives économiques régionales – Afrique subsaharienne – Faire redémarrer la croissance“ – Avril 2017.

“Le rythme de la croissance reste hésitant en Afrique subsaharienne. En 2016, la croissance s’est ralentie dans environ deux tiers des pays de la région — totalisant 83 % du PIB régional — et s’est chiffrée à tout juste 1½ %. Cela représente la plus faible performance en plus de vingt ans. Même le modeste rebond, avec une croissance de 2½ % attendue en 2017, sera dû pour une large part à des facteurs exceptionnels dans les trois plus grands pays — redressement de la production pétrolière au Nigéria, hausse des dépenses publiques à l’approche des élections en Angola et diminution progressive des effets de la sécheresse en Afrique du Sud — ainsi qu’à une légère amélioration de leurs termes de l’échange.

Ce chiffre global masque une hétérogénéité considérable entre pays, puisque, dans certains des plus grands pays d’Afrique de l’Ouest et de l’Est, on prévoit encore des taux de croissance de 5 % à 7½ %. Néanmoins, la dynamique régionale reste dans l’ensemble faible et, à ce rythme, les taux de croissance de l’Afrique subsaharienne vont continuer à se situer très en dessous des tendances qui prévalaient il y a encore quelques années et tout juste au-dessus du taux de croissance démographique.

Les pays les plus durement touchés par le nouveau contexte de cours pétroliers bas (Angola, Nigéria et pays de la CEMAC) ont encore du mal à se remettre des pertes de recettes et des difficultés de balance des paiements qui en ont résulté. Comme les ajustements ont été différés et demeurent encore limités dans ces pays, les retombées de la chute des prix du pétrole sur les autres secteurs continuent d’affaiblir leur économie.

Les autres pays exportateurs de produits de base, tels que le Ghana, la Zambie et le Zimbabwe, sont aussi aux prises avec d’importants déficits budgétaires.

Dans les pays peu tributaires des exportations de ressources naturelles, tels que la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Sénégal, les déficits budgétaires sont restés élevés depuis plusieurs années, dans la mesure où les pouvoirs publics s’efforçaient, à juste titre, de remédier aux déficiences sociales et infrastructurelles. Même si la croissance demeure vigoureuse, des signes de vulnérabilité commencent à se faire jour — la dette publique s’affiche en hausse, le coût des emprunts s’est accru et, dans certains cas, des arriérés de paiement s’accumulent et le montant des créances improductives s’accroît dans le secteur bancaire, même dans un contexte de forte croissance.

Les perspectives sont aussi obscurcies par l’incidence de la sécheresse, d’infestations parasitaires et de problèmes de sécurité, de sorte que près de la moitié des pays d’Afrique subsaharienne se déclarent en situation d’insécurité alimentaire. Les effets de la sécheresse qui avait frappé la plupart des pays de l’Afrique australe en 2016 se dissipent, mais un nouvel épisode touche diverses parties de l’Afrique de l’Est, des infestations parasitaires ont des effets dévastateurs sur l’agriculture dans plusieurs pays d’Afrique australe, et l’état de famine a été déclaré au Soudan du Sud et menace le Nord-Est du Nigéria en raison des conflits passés et en cours.

Par ailleurs, l’environnement extérieur ne devrait guère être porteur. Les récentes améliorations des cours des produits de base donnent certes quelque répit, mais ne seront pas suffisantes pour remédier aux déséquilibres dont souffrent actuellement les pays riches en ressources naturelles. La perspective de la normalisation de la politique monétaire américaine pourrait causer un nouveau durcissement des conditions de financement extérieur, ce qui accentue la nécessité de mettre en oeuvre des politiques adaptées au niveau national”.

 

La Côte d’Ivoire, l’Ethiopie et le Sénégal sont les trois pays où la croissance devrait être la plus élevée à moyen-terme. A contrario, l’Afrique du sud, l’Algérie et le Nigéria verront leur situation de relative stagnation économique perdurer.

Source: FMI – World Outlook Economic Database

Note: Le pourcentage indiqué après le nom de chaque pays correspond à la croissance cumulée estimée sur la période 2016-2023.

Date de dernière mise à jour du graphique: Août 2018.

 

 

Source: FMI – World Outlook Economic Database

Note: Le pourcentage indiqué après le nom de chaque pays correspond à la croissance cumulée sur la période 2016-2023.

Date de dernière mise à  jour du graphique: Août 2018.

Définition: Annual percentages of constant price GDP are year-on-year changes. Expenditure-based GDP is total final expenditures at purchasers’ prices (including the f.o.b. value of exports of goods and services), less the f.o.b. value of imports of goods and services. [SNA 1993].

 

Sur la base de l’évolution des PIB basés sur le taux de change PPA, quatre pays s’affirmeront à moyen-terme comme des grandes puissances économiques parmi les 15 pays couverts par l’Observatoire: l’Egypte, le Nigéria, l’Afrique du sud et l’Algérie

Source: FMI – World Outlook Economic Database

Date de dernière mise à jour du graphique: Août 2018

Note: Le pourcentage indiqué après le nom de chaque pays correspond à la croissance cumulée sur la période 2016-2023.

Source: FMI – World Outlook Economic Database

Note: Le pourcentage indiqué après le nom de chaque pays correspond à la croissance cumulée sur la période 2016-2023

Définition: Gross domestic product based on purchasing-power-parity (PPP) valuation of country GDP (Current international dollar).  The IMF is not a primary source for purchasing power parity (PPP) data. For primary source information, please refer to one of the following sources: the Organization for Economic Cooperation and Development, the World Bank, or the Penn World Tables.

 

Les prévisions d’inflation à moyen-terme sont extrêmement contrastées selon les pays. L’inflation sera particulièrement élevée au Nigéria, et dans une moindre mesure en Egypte. A contrario, le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Maroc et le Sénégal devraient contenir leur taux d’inflation en dessous de 2%.

Source: FMI – World Outlook Economic Database

Date de dernière mise à jour du graphique: Août 2018

Note: Le pourcentage indiqué après le nom de chaque pays correspond au taux d’inflation cumulé sur la période 2016/2023.

 

 

 Source: FMI – World Outlook Economic Database

Note: Le pourcentage indiqué après le nom de chaque pays correspond au taux d’inflation cumulé sur la période 2016-2023.

 

 

Pour tous les pays couverts par l’Observatoire, la tendance à l’horizon 2021 est globalement à  la réduction des déficits de la balance courante. Le Cameroun et la Côte d’Ivoire devraient parvenir à réduire le déficit de leur balance courante en dessous de 3% (en % du PIB). 

Source: FMI – World Outlook Economic Database

 

 

 Source: FMI – World Outlook Economic Database

Date de dernière mise à jour du graphique: Août 2018

Définition: Current account is all transactions other than those in financial and capital items. The major classifications are goods and services, income and current transfers. The focus of the BOP is on transactions (between an economy and the rest of the world) in goods, services, and income.

 

 

3- Environnement des affaires

Maurice est le seul des 15 pays étudiés où l’environnement des affaires est aussi porteur que dans les grands pays industrialisés. Le Maroc atteint également un bon score. A l’opposé, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Cameroun sont pénalisés par un environnement des affaires très défavorable. L’Afrique du sud et le Cameroun rétrogradent d’un niveau par rapport à l’année 2015.

carte-indice-composite-environnement-affaires

Sources: World Economic Forum, Coface; Conseil français des investisseurs en Afrique

Date de dernière mise à jour de la carte:  Janvier 2017

Accès au tableau des données quantitatives:    Excel Environnement des Affaires 240117 

Echelle de notation couleurs

 

 

 

 

4- Revenu moyen par habitant (prévision à 2030)

A l’horizon 2030, les pays d’Afrique subsaharienne devraient atteindre un revenu moyen par habitant du même niveau que celui des pays émergents d’Asie aujourd’hui.

Revenu moyen par habitant en 2030Source: EY’s attractiveness survey – Africa 2015 – “Making choices”.

5- Exportations par catégories de produits

Parmi les 15 pays étudiés, la part des produits manufacturés dans les exportations varie entre 2% (Algérie, Seychelles) et 57% (Tunisie). Les seuls pays ayant une répartition équilibrée entre produits agricoles, produits manufacturés et services sont l’Afrique du sud,  le Maroc, la Namibie, le Sénégal et la Tunisie.

Tableau ventilation pays par activites

Source: World Economic Forum (Authors’ calculations, based on data from the World Trade Organization’s Statistical Database, Time Series on Merchandise and Commercial Services 2000–2011).

6- Indice de compétitivité industrielle

L’Ethiopie est le seul des 15 pays à avoir amélioré de manière significative son classement dans l’indice UNIDO de “compétitivité industrielle” au cours des dix dernières années. L’Afrique du sud se maintient à un niveau satisfaisant. Tous les autres pays voient leur classement se dégrader ou se maintenir à un niveau médiocre. Par comparaison, la Chine et l’Inde sont remarquablement placés tandis que le Vietnam a nettement amélioré son classement.

 

Tableau Competitive Industrial Perf Index UNIDO

Echelle de notation couleurs

Source: UNIDO

Note: L’indice de compétitivité industrielle établi par l’UNIDO évalue la tendance  du classement de chaque pays sur le moyen/long-terme en matière de compétitivité industrielle. Il est composé de 8 indicateurs qui évaluent la performance industrielle à partir de la capacité d’un pays à produire et exporter des biens de manière compétitive. 142 pays ont été “notés ” en 2012.

En savoir plus sur les 8 indicateurs du CIP Index UNIDO  

 

7- Indice de compétitivité manufacturière

L’Afrique du sud et l’Egypte se trouvent aux 24e et 36e rang dans la liste des 38 pays étudiés dans le cadre de l’indice de compétitivité manufacturière (Deloitte).  Ils devraient passer respectivement aux 25e et 35e rang à l’horizon des 5 prochaines années.

 

Source: Deloitte

 

8- Coûts invisibles

8.1 Intensité des coûts invisibles sur le continent africain

Toute entreprise est soumise à trois types de coûts :

  • Les coûts directs, liés au processus de production lui-même (travail, intrants physiques, capital et énergie).
  • Les coûts indirects associés à la mise sur le marché et les coûts liés à l’environnement des affaires. Il s’agit principalement du transport et du respect de la réglementation.
  • Les coûts invisibles, qui correspondent aux pertes subies par les entreprises du fait de la mauvaise qualité de l’environnement des affaires. Il s’agit principalement des exigences des banques lors des procédures de prêts, des conséquences du manque de fiabilité des infrastructures, des excès de la réglementation, de la corruption et des problèmes de sécurité.

Alors que les coûts directs de production sont assez comparables selon les régions, les coûts invisibles sont beaucoup plus élevés en Afrique. Les différentes régions d’Asie sont également pénalisées par des coûts invisibles, mais à un niveau moindre qu’en Afrique.

Répartition des coûts directs, indirects et invisibles dans différentes régions du monde

(en % des coûts totaux de l’entreprise)

Graphique direct indirect invisible costs_Banque mondiale

 

Source: Banque Mondiale – “Benchmarking Africa’s Costs and Competitiveness” – 2010/2011.

 

8.2 Indicateur global des coûts invisibles

L’indicateur global des coûts invisibles élaboré par l’Observatoire Europe-Afrique 2020 conduit aux enseignements suivants:

  • Sur les 15 pays d’Afrique couverts par l’Observatoire, Maurice est le seul où les coûts invisibles demeurent à un niveau raisonnable, quoique supérieur à ceux de la Chine et de l’Inde.
  • Dans tous les autres pays, les indicateurs sont à un niveau insuffisant. Toutefois, le Ghana, le Kenya, le Maroc et la Namibie ont des scores au dessus de la moyenne du continent.
  • Les coûts invisibles sont particulièrement élevés au Benin.

Lien vers l’etude de cas couts invisibles_080816

Indicateur global des coûts invisibles

Note: Les cinq critères constitutifs de l’indicateur sont les suivants: 8.04 – « Facilité d’accès aux crédits bancaires  »; 2.01 – “Qualité globale des infrastructures” ; 7.03 – « Pratiques en matière de recrutement et de licenciement  »; 1.05 – « Paiements illégaux et corruption  ». Les indices correspondent à une échelle de 1 (très mauvais) à 7 (excellent).

Source: Observatoire Europe-Afrique 2020. Données obtenues par compilation des indicateurs du rapport “The Global Competitiveness Report” – 2017-2018 – World Economic Forum.

Date de dernière mise à jour du tableau: 25/07/2018

Echelle de notation couleurs

 

8.3 Coût économique du terrorisme

En règle générale, le terrorisme freine les échanges et l’investissement et provoque un renchérissement des coûts de la pratique des affaires dans les pays touchés. Le coût économique du terrorisme s’est notamment accru au Nigéria depuis 2011 et il y dépasse désormais la moyenne de l’Afrique subsaharienne et des pays à faible revenu. Il a également augmenté au Cameroun au cours des cinq dernières années. Le terrorisme porte également atteinte aux recettes, aux dépenses, au tourisme et à l’investissement direct étranger.

Indice du coût économique du terrorisme (2006-2015)

Graphique impact economique terrorisme_Forum Eco Mondial

Source: Forum économique Mondial

 

 

9- Pays qui attirent le plus les investissements directs étrangers

Parmi les 15 pays africains couverts par l’Observatoire, ceux qui reçoivent les flux les plus élevés d’IDE sont, par ordre décroissant: L’Afrique du sud, l’Egypte, le Maroc, le Nigéria, le Ghana et l’Ethiopie.

 

Les 15 pays qui attirent le plus d’investissements directs étrangers

Carte_Top 15 countries by FDI projects

Source: EY Africa Attractiveness Survey -2015.

Remarque: Le graphique ci-dessous permet de relativiser l’attractivité des pays d’Afrique pour les investissements directs étrangers, en inscrivant les données dans une dimension mondiale. On constate en effet que l’Afrique du sud est le seul pays africains à s’inscrire dans la liste des 25 pays les plus attractifs du classement “FDI Confidence Index” du cabinet A.T Kearney. Elle avait quitté le classement ces dernières années et a été réintégrée en 2017 avec le 25e rang. 

Source: A.T Kearney- “2017 Foreign Direct Investment Confidence Index”.

 

10- Secteurs qui attirent le plus les investissements étrangers

Technologie, médias et télécommunications (TMT)
Près d’un cinquième des projets d’investissements africains en 2014 étaient en TMT. L’Afrique du Sud était la première destination, suivie par le Nigéria, le Maroc et le Kenya. Les entreprises américaines ont plus que doublé leurs projets d’IDE dans ce secteur en 2014. IBM a annoncé en février 2014 qu’il ouvrirait des centres d’innovation au Maroc et au Nigeria, travaillant sur les grandes bases de données, l’analyse et le “cloud computing”
.

Services financiers
Le secteur des services financiers est le deuxième secteur en termes de nombre de projets. Il est de plus en plus alimenté par les investissements intra-africains. L’année dernière, environ 40% des projets de services financiers transfrontaliers ont été lancés par des entreprises africaines. Les banques régionales et les prestataires de services financiers adoptent de plus en plus une approche panafricaine pour capitaliser sur un marché très sous-développé: seuls 25% des adultes en ASS ont des comptes bancaires contre une moyenne mondiale de 51%. Parmi les investisseurs intra-régionaux, les entreprises sud-africaines ont dirigé 16 projets.
Les banques les plus importantes du pays, Barclays Africa, FirstRand, Nedbank et Standard Bank ont ​​toutes poursuivi des stratégies d’expansion à l’échelle de l’Afrique au cours des dernières années, comme Ecobank (Togo) et la banque Attijariwafa (Maroc).

Produits de consommation et commerce de détail (RCR)
Les investisseurs étrangers ont lancé 103 projets de RCR en 2014, ce qui en fait le troisième secteur préféré pour l’IDE. Un projet moyen de RCR créée 576 emplois, contre 237 en 2013. Les entreprises d’Europe occidentale ont dépassé celles de l’Asie-Pacifique pour devenir les initiateurs principaux des projets de RCR. L’Egypte était la première destination, avec 19 projets, mais les projets de RCR au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud ont diminué.

Les secteurs qui attirent le plus les investissements étrangers

FDI en Afrique

Source: EY-africa-attractiveness-survey – 2015

Sigles utilisés dans le schéma ci-dessus: TMT: Technology, Media and Telecommunications; CPR: Consumer products and Retail; RHC: Real Estate, Hospitality and Construction; DIP: Diversified Industrial Products.

 

11- Niveau de performance des places financières africaines (index GFCI)

Trois villes africaines font partie de la liste des 87 places financières les plus performantes au plan mondial. A l’exception de Casablanca, leur niveau de performance a toutefois tendance à se dégrader.

Positionnement des places africaines dans le classement GFCI

des 87 places financières les plus performantes au plan mondial

Classement GFCI 20 (rang 2016) Classement GFCI 19 (rang 2015)
Casablanca 30 33
Johannesburg 59 51
Mauritius 79 73

Source: “The Global Financial Centres Index” – Septembre 2016 – Z/Yen Group (London) / China Development Institute (Shenzhen).

 

12- Risque de crédit / Notation de la dette (Fitch, Moody’s, Standard and Poor’s)

Les pays les mieux “notés” sont l’Afrique du sud, le Maroc et Maurice. A l’opposé, le Cameroun, l’Egypte, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya et le Nigéria présentent un risque élevé sur le remboursement de leur dette. Toutes les variations observées depuis 6 mois sont à la baisse. Elles concernent le Kenya (Moody’s: B1 –> B2), la Namibie (Moody’s: Baa3 –> Ba1; Fitch: BBB- –> BB+), l’Afrique du sud (Standard & Poor’s: BB+ –> BB) et la Tunisie (Moody’s: B1 –> B2). A contrario, la situation s’est améliorée dans les pays comparateurs, en Chine (Standard & Poor’s: AA- –> A+), en Inde (Fitch: BBB- –> BBB) et en Serbie (Standard & Poor’s: BB- –> BB); Fitch: (BB- –> BB).

 

Source: Trading Economics.

Date de dernière mise à jour du tableau: Mars 2018.

Note: La grille de couleurs utilisée pour le tableau ci-dessus est basée sur l’indice “The Trading Economics credit rating (TE Rating)” sur une échelle de 0 (risque très élevé) à 100 (pas de risque). La correspondance entre les barèmes des agences de notation et le “TE rating” est indiquée dans le tableau suivant.

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